{"id":3944,"date":"2018-12-10T14:46:40","date_gmt":"2018-12-10T13:46:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.mairie-villemur-sur-tarn.fr\/site\/?page_id=3944"},"modified":"2025-06-05T15:42:44","modified_gmt":"2025-06-05T13:42:44","slug":"histoire-patrimoine","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.mairie-villemur-sur-tarn.fr\/site\/decouvrir-la-ville\/histoire-patrimoine\/","title":{"rendered":"HISTOIRE &#038; PATRIMOINE"},"content":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1545146040231{margin-top: -80px !important;}\u00a0\u00bb][vc_column_text]<em>La municipalit\u00e9 remercie l\u2019association \u00ab Les Amis du Villemur Historique \u00bb pour la r\u00e9daction de cette rubrique.<\/em><\/p>\n<p>VILLEMUR, VILLE D\u2019HISTOIRE<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">1. VILLEMUR AVANT VILLEMUR<\/span><\/h1>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">Epoque du pal\u00e9olithique<\/span><\/h2>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque du pal\u00e9olithique, voici plus de 500 000 ans, les premiers humains qui ont foul\u00e9 le sol du Villemurois \u00e9taient nomades. Leur nourriture d\u00e9pendait avant tout de la chasse au gibier, mais ils pratiquaient aussi la p\u00eache saisonni\u00e8re et la cueillette. Ces activit\u00e9s les contraignaient \u00e0 se d\u00e9placer souvent. Ils \u00e9tablissaient des campements provisoires sur les terrasses du Tarn, ou occupaient des abris sous roche le long des coteaux. Ils y taillaient des galets roul\u00e9s par les cours d\u2019eau, comme les nombreux bifaces en quartzite et en quartz que nous pouvons d\u00e9couvrir sur notre territoire.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">Du n\u00e9olithique \u00e0 la protohistoire<\/span><\/h2>\n<p>Vers 5 000 ans avant J-C, de nouvelles populations originaires du Moyen-Orient s\u2019installent dans notre r\u00e9gion. Elles r\u00e9volutionnent les modes de vie. S\u00e9dentaris\u00e9s, ces peuples n\u00e9olithiques sont alors agriculteurs et bergers, inaugurant une \u00e9conomie de la production. Les galets servent \u00e0 fabriquer des haches polies et des meules pour moudre le grain. La poterie et les premiers habitats permanents apparaissent alors \u2026ainsi que la guerre ! Quelques mill\u00e9naires plus tard, on travaille le cuivre, on invente le bronze. Enfin, \u00e0 l\u2019\u00e2ge du fer, le Villemurois se trouve au \u00ab carrefour \u00bb des territoires des Aquitains \u00e0 l\u2019Ouest, des Celtes au Nord, des Volques et des Ib\u00e8res au Sud-est. Ces populations entretiennent aussi des relations avec les Grecs de Marseille et d\u2019Ampurias en Espagne.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">De la colonisation romaine au royaume wisigoth<\/span><\/h2>\n<p>En 121 avant J-C, la R\u00e9publique romaine colonise les territoires s\u2019\u00e9tendant des Alpes aux Pyr\u00e9n\u00e9es qui deviendront la Provincia Romana avec Narbonne comme capitale. Le Villemurois vit d\u00e8s lors \u00e0 l\u2019heure de Rome et s\u2019inscrit dans les structures successives de l\u2019Empire. En 418 apr\u00e8s J-C, les Wisigoths originaires de la Baltique et romanis\u00e9s depuis un si\u00e8cle en Orient, fondent un vaste royaume s\u2019\u00e9tendant \u00e0 son apog\u00e9e, de la Loire \u00e0 Gibraltar avec Toulouse comme capitale. La toponymie et les nombreux objets relev\u00e9s t\u00e9moignent de la forte implantation des hommes et femmes de l\u2019Antiquit\u00e9 sur notre terroir, tant sur les coteaux que dans la plaine. Sans oublier les ports fluviaux du Pas \u00e0 Villemur, et de l\u2019Escal\u00e8re \u00e0 La Magdeleine, le Tarn \u00e9tant alors utilis\u00e9 pour le transport notamment de la c\u00e9ramique sigill\u00e9e de Montans et du vin du Gaillacois.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">2. LA NAISSANCE DE VILLEMUR<\/span><\/h1>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">Naissance et expansion de Villemur<\/span><\/h2>\n<p>La premi\u00e8re mention d\u2019un castellum de Villemur est dat\u00e9e vers 1035. Villemur se trouve alors au carrefour des zones d\u2019influence de deux grandes familles princi\u00e8res : les comtes raimondins de Toulouse et les vicomtes Trencavel d\u2019Albi-B\u00e9ziers. C\u2019est \u00e0 ces derniers que les Villemur doivent leur ch\u00e2teau (castellum), c\u2019est \u00e0 eux qu\u2019ils pr\u00eatent serment vers 1035. Le ch\u00e2teau de Villemur sera g\u00e9r\u00e9 par deux branches de la famille Villemur \u00e0 partir du milieu du XIe si\u00e8cle. Les Villemur tirent donc leur nom d\u2019un ch\u00e2teau. Progressivement le mot Villemur d\u00e9signe le village qui se d\u00e9veloppe \u00e0 l\u2019ombre de cette forteresse, qui vers 1050-1100 se situait \u00e0 l\u2019emplacement de l\u2019actuel Square de la Voie, sur les hauteurs de la ville. En 1178 une charte de franchises \u00e9crite en occitan pr\u00e9cise les classes sociales de la cit\u00e9. Ces chartes de coutumes et de franchises, limitent le pouvoir des princes et prot\u00e8gent les droits des habitants. Cette fin du XIIe si\u00e8cle constitue une sorte d\u2019apog\u00e9e pour la famille des Villemur, riche lignage aristocratique \u00e0 la fronti\u00e8re du Bas-Quercy et du Nord Toulousain. Les troubles provoqu\u00e9s par la croisade contre les Albigeois (1209-1229) seront pourtant n\u00e9fastes pour le devenir de leur seigneurie.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">Villemur seigneurie cathare<\/span><\/h2>\n<p>Dans le castrum se trouvaient plusieurs maisons de \u00ab bonnes femmes \u00bb ou parfaites cathares. Plusieurs seigneurs des environs dont Bertrand de Villemur prot\u00e9geaient ces chr\u00e9tiens dissidents ce qui vaudra \u00e0 ce dernier d\u2019\u00eatre excommuni\u00e9 vers 1110, les Villemur se faisant remarquer pour leur opposition \u00e0 l\u2019\u00e9glise. Ces religieuses et religieux \u00e9taient organis\u00e9s en communaut\u00e9s constituant des maisons de travail consacr\u00e9es \u00e0 des activit\u00e9s artisanales afin de subvenir \u00e0 leurs besoins. Ils ne reconnaissaient pas d\u2019autre hi\u00e9rarchie que celle de leur \u00e9v\u00eaque, refusant l\u2019autorit\u00e9 du pape et la hi\u00e9rarchie catholique, raison pour laquelle ils furent condamn\u00e9s puis pers\u00e9cut\u00e9s.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">La Croisade aux portes de Villemur<\/span><\/h2>\n<p>En 1208, le pape Innocent III lance depuis Lyon la Croisade contre les h\u00e9r\u00e9tiques vers les terres du comte de Toulouse dans lesquelles se trouve Villemur. Afin de d\u00e9tourner l\u2019arm\u00e9e crois\u00e9e de ses territoires, le comte Raimond VI se r\u00e9concilie avec le pape le 18 juin 1209. La crainte des villemuriens est justifi\u00e9e surtout quand s\u2019annonce une autre arm\u00e9e de crois\u00e9s compos\u00e9e de chevaliers d\u2019Auvergne et du Quercy qui allume le premier b\u00fbcher de la croisade \u00e0 Casseneuil. \u00c0 l\u2019annonce de l\u2019arriv\u00e9e proche des crois\u00e9s, les habitants de Villemur pris de panique mettent le feu \u00e0 la ville. Gagn\u00e9s par la peur, le diacre de la ville Raimon Aimeric et les h\u00e9r\u00e9tiques se sauvent. Par Roquemaure et Giroussens ils atteignent Lavaur. \u00c0 partir de 1212 les domaines du comte de Toulouse deviennent la cible des crois\u00e9s. En 1218, Simon de Monfort est tu\u00e9 au si\u00e8ge de Toulouse et son fils Amaury capitule quelques ann\u00e9es plus tard en 1224.<br \/>\nLa contre-offensive royale de 1226 se solde apr\u00e8s trois ans de guerre par la victoire des cap\u00e9tiens et la soumission du comte Raimond VII \u00e0 la couronne de France.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">La fin de la seigneurie de Villemur<\/span><\/h2>\n<p>Parmi les sanctions inflig\u00e9es par le trait\u00e9 de Paris (1229) au comte Raimond VII, le castrum de Villemur fait partie des huit places que le comte doit donner en gage au roi de France pendant dix ans. Treize ans plus tard, en 1242, Pierre de Villemur et les autres chevaliers s\u2019engagent \u00e0 respecter le trait\u00e9 de 1229. Villemur devient, en 1250, le chef-lieu d\u2019une baillie dans la s\u00e9n\u00e9chauss\u00e9e de Toulouse, et en 1271, dans l\u2019\u00e9glise Saint-Michel, Elie de Villemur pr\u00eate serment de fid\u00e9lit\u00e9 au nouveau seigneur, le roi de France apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s sans post\u00e9rit\u00e9 d\u2019Alphonse III et de Jeanne de Toulouse.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">L\u2019inquisition s\u00e9vit dans le villemurois<\/span><\/h2>\n<p>D\u00e8s 1242, suite \u00e0 l\u2019assassinat des inquisiteurs \u00e0 Avignonet, l\u2019action inquisitoriale se renforce. Entre 1243 et 1244, Bernard de Caux inspecte Villemur et ses environs. Dans la trentaine de d\u00e9positions conserv\u00e9es dans son registre, six concernent Villemur.<br \/>\nLa dissidence cathare disparait peu \u00e0 peu dans le Midi, et l\u2019action men\u00e9e par Bernard Gui entre 1307 et 1322 lui porte un coup fatal. Sur les 499 sentences prononc\u00e9es par Bernard Gui, 67 concernent le canton de Villemur.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">La famille de la Voie<\/span><\/h2>\n<p>En 1319, Philippe V c\u00e8de la baronnie de Villemur \u00e0 la famille de la Voie apparent\u00e9e au pape Jean XXII. De cette \u00e9poque on retiendra le renforcement des fortifications de la ville dont la tour Papou en est le vestige, mais aussi, tr\u00e8s certainement, la construction par Pierre de la Voie de chauss\u00e9es et moulins sur le Tarn. Lors de la guerre de Cent Ans, la famille de la Voie s\u2019illustrera dans la lutte contre les Anglais et la baronnie de Villemur sera \u00e9lev\u00e9e au titre de vicomt\u00e9 en 1342 par le roi Philippe VI. \u00c9pargn\u00e9e par les Anglais, la ville tombera n\u00e9anmoins aux mains des \u00ab\u00a0routiers\u00a0\u00bb de Villandrando en 1439.<br \/>\nLa vicomt\u00e9 de Villemur demeure la possession de la maison de Foix jusqu&rsquo;au d\u00e9c\u00e8s en 1549 de la derni\u00e8re h\u00e9riti\u00e8re, Claude de Foix. Pendant dix ans, \u00ab\u00a0la guerre de succession\u00a0\u00bb va faire rage entre le vicomte de Martigues, son h\u00e9ritier le duc d&rsquo;Etampes, et la famille d&rsquo;Albret. Un accord est finalement conclu par la transaction du 13 mars 1559, attribuant la vicomt\u00e9 de Villemur \u00e0 Jeanne d&rsquo;Albret, fille et h\u00e9riti\u00e8re d&rsquo;Henri d&rsquo;Albret, roi de Navarre, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1555.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">3. DANS LA TOURMENTE DES GUERRES DE RELIGION<\/span><\/h1>\n<p>Jeanne d\u2019Albret h\u00e9rite de la vicomt\u00e9 de Villemur et tente d\u2019y imposer la religion protestante. Apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s en 1572, son fils Henri de Navarre devient le nouveau vicomte de Villemur. Le futur roi de France Henri IV fera d\u2019ailleurs en 1585, plusieurs s\u00e9jours dans nos murs. Villemur vivra alors au rythme des \u00e9v\u00e9nements tragiques suscit\u00e9s par les Guerres de Religion qui se sont poursuivies tout au long du XVIe si\u00e8cle. En 1592, Villemur est le th\u00e9\u00e2tre d\u2019une des batailles affrontant les ligueurs (catholiques), et les protestants dans laquelle le chef de la Ligue catholique, Antoine Scipion de Joyeuse, trouvera la mort. Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s, en 1596, Villemur passe aux mains du calviniste Fran\u00e7ois de Bonne, plus tard duc de Lesdigui\u00e8res.<br \/>\nC\u2019est \u00e0 son initiative que sera construite une splendide demeure dont il ne subsiste aujourd\u2019hui qu\u2019une partie appel\u00e9e \u00ab les Greniers du Roy \u00bb. Lesdigui\u00e8res vendra ensuite la vicomt\u00e9 au roi de France Louis XIII en 1621. Ce dernier, \u00e0 la demande du conseil de la ville las des querelles avec les protestants montalbanais, ordonnera en 1631 la d\u00e9molition du ch\u00e2teau. C\u2019est la fin de la vocation militaire de la ville, de ses quatre portes fortifi\u00e9es et ses ponts levis. Les murailles de la ville sont conserv\u00e9es pour prot\u00e9ger la cit\u00e9 \u00ab des loups et des brigands \u00bb. Sur les hauteurs de la ville, \u00e0 l\u2019emplacement actuel du square de la Voie, il ne reste rien du ch\u00e2teau f\u00e9odal, si ce n\u2019est sans doute les caves et souterrains. Seulement deux \u00e9difices \u00e9chappent \u00e0 la d\u00e9molition : la Tour, dite Tour du moulin, (appel\u00e9e de nos jours \u00ab la Tour de D\u00e9fense \u00bb) conserv\u00e9e sans doute \u00e0 cause de sa fonction \u00e9conomique, ainsi que la tour Papou r\u00e9cemment remise en valeur.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">4. VILLEMUR SOUS L\u2019ANCIEN R\u00c9GIME<\/span><\/h1>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">Des vicomtes \u00e0 la R\u00e9volution<\/span><\/h2>\n<p>Du milieu du XVIIe si\u00e8cle \u00e0 la R\u00e9volution la ville sera sous la coupe d\u2019une succession de vicomtes qui feront un passage plus ou moins \u00e9ph\u00e9m\u00e8re. Leurs administrateurs devront g\u00e9rer les querelles avec les conseils de ville, les soubresauts des guerres religieuses, les \u00e9pid\u00e9mies de peste, les famines, la r\u00e9forme catholique et les calamit\u00e9s de la nature parmi lesquelles les crues d\u00e9vastatrices du Tarn. Citons parmi ces vicomtes, Louis Ardier duc de Vineuil, Fouquet duc de Belle-Ile, et enfin, le \u00ab dernier seigneur \u00bb Guy M\u00e9noire de Beaujau. La r\u00e9volution de 1789 se passera sans incident majeur \u00e0 Villemur contrairement \u00e0 certaines communes voisines comme Buzet-sur-Tarn ou Villeneuve-les-Bouloc. Tout au plus doit-on mentionner la \u00ab grande peur \u00bb de la fin juillet 1789, folle rumeur qui se propage, de Villemur livr\u00e9e aux flammes \u00ab par une horde sauvage de brigands \u00bb. Citons aussi les frasques de la Bande Noire dite des \u00ab tourilleurs \u00bb, l\u2019\u00e9meute jacobine de 1792, et l\u2019agitation soulev\u00e9e par l\u2019anarchiste abb\u00e9 Peyrusse.<br \/>\nDans cette p\u00e9riode de troubles, o\u00f9 la patrie est en danger, Villemur participera \u00e0 l\u2019effort de guerre et de nombreux jeunes seront affect\u00e9s aux arm\u00e9es de la R\u00e9publique, sur terre et sur mer. Deux de nos concitoyens, le colonel Cailhassou et le g\u00e9n\u00e9ral Lapeyre s\u2019illustreront sur les champs de bataille y compris plus tard pendant les guerres napol\u00e9oniennes.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">5. VILLEMUR AU XIXe si\u00e8cle<\/span><\/h1>\n<p>Villemur va vivre au rythme des nombreux changements de r\u00e9gime tout au long de ce si\u00e8cle, se soumettant bon gr\u00e9 mal gr\u00e9 au pouvoir de Paris. On assiste de temps \u00e0 autre \u00e0 quelques regains de tension<br \/>\nentre royalistes et bonapartistes sous la Restauration, mais \u00e9galement sous la Monarchie de Juillet en 1832 o\u00f9 la troupe de Toulouse est envoy\u00e9e pour r\u00e9tablir l\u2019ordre.<br \/>\nCe si\u00e8cle verra aussi la r\u00e9alisation de projets d\u2019une importance capitale pour la ville : la construction du premier pont sur le Tarn en 1834, et la cr\u00e9ation de la route directe Toulouse-Villemur par C\u00e9pet. D\u2019autres travaux vont embellir la ville : l\u2019ouverture d\u2019une promenade le long du Tarn allant du pont jusqu\u2019au Port-Haut, la destruction du \u00ab moulon \u00bb de la mairie qui pr\u00e9figure la place de l\u2019h\u00f4tel de ville.<br \/>\nUn des faits majeurs du si\u00e8cle sera aussi la construction de la nouvelle \u00e9glise Saint-Michel, quatri\u00e8me du nom en m\u00eame lieu, projet tenu \u00e0 bout de bras par le cur\u00e9 Fieuzet. De la pose de la premi\u00e8re pierre en 1859, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1880, le chemin sera long, mais Villemur peut s\u2019enorgueillir de ce splendide \u00e9difice renfermant des tr\u00e9sors comme les peintures de Bernard B\u00e9nezet ou les stalles datant de 1670.<br \/>\nApr\u00e8s la d\u00e9faite fran\u00e7aise \u00e0 Sedan, et la capitulation de l\u2019empereur Napol\u00e9on III, la r\u00e9publique est proclam\u00e9e le 4 septembre 1870. Le lendemain, \u00e0 Villemur, les opposants \u00e0 l\u2019octroi, en r\u00e9bellion contre le p\u00e9age, abattent les c\u00e2bles du pont qui s\u2019effondre dans le Tarn. Deux ans plus tard un nouveau pont est op\u00e9rationnel, et en 1875 le p\u00e9age est supprim\u00e9.<br \/>\nAlors que la navigation sur le Tarn commence \u00e0 d\u00e9cliner, voila que s\u2019annonce le chemin de fer : les derni\u00e8res semaines de 1884 la Compagnie du Midi ouvre la ligne entre Montauban et Saint-Sulpice par Villemur. L\u2019arriv\u00e9e du rail va ouvrir de nouvelles perspectives au quartier Saint-Pierre sur la rive gauche et \u00e0 la manufacture Brusson Jeune qui y est implant\u00e9e.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">6. Le TARN, AMI ET ENNEMI<\/span><\/h1>\n<p>Entre le XVIIe et le XVIIIe si\u00e8cle, l\u2019histoire \u00e9conomique et sociale de Villemur est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 sa rivi\u00e8re, le Tarn. La navigation et le commerce, privil\u00e9giant la voie fluviale \u00e0 la voie terrestre peu s\u00fbre, feront de Villemur le port le plus actif de l\u2019axe Albi-Moissac et \u00e9galement le principal chantier de constructions navales. En aval de la tour du Moulin, sur la rive droite au lieu-dit \u00ab la cale \u00bb, les charpentiers de navire construisaient les gabarres dont certaines de fort tonnage allant jusqu\u2019\u00e0 40 tonnes.<br \/>\nElles transportaient principalement c\u00e9r\u00e9ales, pastel, vin, charbon, bois vers Bordeaux via la Garonne, et ramenaient du sel, du poisson s\u00e9ch\u00e9 et des \u00e9pices.<br \/>\nDe nombreux ma\u00eetres de bateaux, charpentiers de marine, marins, radeliers, sans compter les diff\u00e9rents m\u00e9tiers artisanaux qui se d\u00e9veloppent autour de la batellerie et du commerce fluvial (cordiers, tonneliers, etc.) sont recens\u00e9s pendant ces si\u00e8cles d\u2019intense activit\u00e9 fluviale. En 1761 on \u00e9valuait \u00e0 400 le nombre de villemuriens, consid\u00e9r\u00e9s comme \u00ab gens de mer \u00bb, qui servaient dans la marine royale.<br \/>\nMais le Tarn de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re au fil des si\u00e8cles se montre mena\u00e7ant, voire d\u00e9vastateur. Les crues de 1766 et de 1772 emportent une partie des murailles et d\u00e9truisent les portes de la ville. En 1789, la d\u00e9b\u00e2cle des glaces rompt la digue des moulins portant pr\u00e9judice aux bateliers et meuniers de la ville.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">7. LA VIE ECONOMIQUE AU XIXe SIECLE<\/span><\/h1>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">Les r\u00e9volutions industrielles<\/span><\/h2>\n<p>La vocation agricole est intimement li\u00e9e \u00e0 la vie de la commune depuis la nuit des temps. Les grands domaines y cohabitent avec des exploitations moyennes et des fermes et m\u00e9tairies, ces derni\u00e8res les plus nombreuses. Sur cette riche plaine d\u2019alluvions et les terrasses de la rive gauche, on y cultive essentiellement c\u00e9r\u00e9ales et vigne. L\u2019\u00e9levage y est \u00e9galement diversifi\u00e9. Sur la rive droite, c\u2019est l\u2019agriculture des coteaux o\u00f9 aucun pouce de terre n\u2019est laiss\u00e9 en friche. Nombreux sont les villemuriens \u00e0 poss\u00e9der une \u00ab pi\u00e8ce \u00bb de terre, qu\u2019ils cultivent pour leurs besoins personnels.<br \/>\nLe commerce sur le Tarn est toujours florissant, le trafic est intense avec la construction de solides chauss\u00e9es, et de modernes \u00e9cluses. Il faut aussi parler de la longue tradition des briquetiers et des tuiliers dont les familles Balat, Semp\u00e9, Laffage, Barri\u00e9 et Pendaries sont les fers de lance. Les potiers de Villemur sont \u00e9galement renomm\u00e9s, les Delmas, Castella entre autres emploient de nombreux ouvriers. La chapellerie aura aussi son heure de gloire et atteindra son apog\u00e9e au milieu du si\u00e8cle, la derni\u00e8re soufflerie de poils de Jean Duran \u00e9tait encore en activit\u00e9 en 1904. Une petite entreprise de fabrication de cire et chandelles Gay \u00e9tait aussi en activit\u00e9 vers 1835. Lors de la premi\u00e8re r\u00e9volution industrielle \u00e0 partir de 1830 de petites industries voient le jour sur la rive gauche implantations facilit\u00e9es par la construction du premier pont sur le Tarn en 1834: la manufacture de quincaillerie et fonderie Gausseran et Castelbou s\u2019installe dans de vastes b\u00e2timents construits \u00e0 l\u2019initiative de Messieurs Roques, Lostanges et Tauriac, propri\u00e9taires des moulins de Villemur. Apr\u00e8s la dissolution de cette entreprise, sur le m\u00eame site, la manufacture d\u2019effilochage de chiffons Courthiade voit le jour. Apr\u00e8s une trentaine d\u2019ann\u00e9e d\u2019existence et un essai de fabrication de p\u00e2tes alimentaires, la soci\u00e9t\u00e9 Courthiade fait faillite, les b\u00e2timents sont vendus \u00e0 Jean-Marie Elie Brusson.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">La manufacture Brusson Jeune<\/span><\/h2>\n<p>C\u2019est \u00e0 lui que l\u2019on doit la grande r\u00e9volution industrielle, celle qui va bouleverser la vie de notre cit\u00e9, en faire la fiert\u00e9, et faire vivre en partie la ville pendant plus d\u2019un si\u00e8cle. Il est issu d\u2019une vieille famille de meuniers et de mariniers, qui va se consacrer \u00e0 partir du d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle \u00e0 la construction de chauss\u00e9es et de ponts sur le Tarn et ailleurs. Jean-Marie Elie repr\u00e9sentant la branche Brusson Jeune, qui a commenc\u00e9 \u00e0 fabriquer des p\u00e2tes alimentaires dans la Tour du Moulin et ses annexes d\u00e8s 1872, d\u00e9cide donc en 1875 de s\u2019implanter sur la rive gauche afin d\u2019\u00e9tendre son activit\u00e9 dans les b\u00e2timents qu\u2019il vient d\u2019acheter, en utilisant l\u2019\u00e9nergie hydraulique du Tarn pour faire fonctionner ses machines. D\u00e8s lors il va rapidement installer son entreprise sur orbite au plan national et mais \u00e9galement dans le monde entier. En 1883 une amidonnerie de bl\u00e9 permet d\u2019obtenir le gluten de bl\u00e9 n\u00e9cessaire \u00e0 la pr\u00e9paration des pains de gluten pour les diab\u00e9tiques, produits dont le succ\u00e8s ira en grandissant jusqu\u2019en 1914 notamment en Angleterre.<br \/>\nL\u2019implantation de la voie ferr\u00e9e Montauban \/ St-Sulpice arrive \u00e0 point nomm\u00e9e pour favoriser l\u2019essor fulgurant de l\u2019entreprise. En 1888 l\u2019installation de la scierie Sabati\u00e9 sur un terrain dans l\u2019enceinte de l\u2019usine assure pendant 20 ans la fourniture des caisses pour les exp\u00e9ditions. Ateliers de cartonnage et imprimerie voient ensuite le jour ainsi qu\u2019une usine \u00e9lectrique. Ainsi d\u00e8s 1896 Villemur est \u00e9clair\u00e9 en courant continu ce qui \u00e9tait tr\u00e8s rare \u00e0 l\u2019\u00e9poque. En plus de ses responsabilit\u00e9s de chef d\u2019entreprise, Jean-Marie Elie Brusson s\u2019investit dans la vie politique, il est maire de Villemur entre 1896 et 1907, puis pris par ses activit\u00e9s, il passe le relais \u00e0 son fils unique Antonin en 1897.<br \/>\nLe succ\u00e8s ne se d\u00e9ment pas et bient\u00f4t s\u2019\u00e9l\u00e8ve une petite cit\u00e9 ouvri\u00e8re selon le mod\u00e8le r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 Noisel en Seine-et-Marne chez Meunier, le roi du chocolat. Enfin en 1908 est \u00e9difi\u00e9 un vaste b\u00e2timent, minoterie et semoulerie, derni\u00e8re grande r\u00e9alisation et v\u00e9ritable cath\u00e9drale industrielle des Etablissements Brusson. Malgr\u00e9 les al\u00e9as que constituent la Grande Guerre, les inondations de 1930, la progression continue sous la houlette d\u2019Andr\u00e9 qui a succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 Antonin son p\u00e8re, en 1925. Le second conflit mondial va freiner l\u2019activit\u00e9, qui va rebondir, outre la fabrication des p\u00e2tes alimentaires, avec la production de biscottes et du fameux Novamyl. A cette \u00e9poque-l\u00e0, pr\u00e8s de 600 personnes travaillent dans l\u2019entreprise.<br \/>\nA l\u2019or\u00e9e des ann\u00e9es 1970, en pleine \u00e9poque des restructurations dans le secteur des p\u00e2tes alimentaires, Brusson Jeune se trouve isol\u00e9 et doit c\u00e9der sa marque au g\u00e9ant Panzani. C\u2019est le d\u00e9but de la fin. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 80, l\u2019effectif a fondu avec seulement 180 salari\u00e9s, les restructurations se succ\u00e8dent pour arriver au d\u00e9p\u00f4t de bilan en 2006. Seule la fabrication du \u00ab cheveu d\u2019ange \u00bb perdurera jusqu\u2019\u00e0 sa d\u00e9localisation en 2014. C\u2019est la fin d\u2019une histoire longue de 143 ans.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">8. LE SI\u00c8CLE DE TOUS LES DANGERS<\/span><\/h1>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">La Belle Epoque<\/span><\/h2>\n<p>En ce d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, la ville profite de l\u2019essor de la manufacture Brusson Jeune qui rayonne dans le monde entier, compensant largement le d\u00e9clin de la batellerie. La ville est secou\u00e9e en 1905 par la s\u00e9paration de l\u2019\u00e9glise et de l\u2019\u00e9tat comme bien des communes, et par la s\u00e9cession de Villematier en 1907, mais on se r\u00e9jouit en 1912 de l\u2019arriv\u00e9e du \u00ab petit train \u00bb qui permet de rejoindre Toulouse en deux heures ! Dans des domaines diff\u00e9rents, la construction des \u00e9coles publiques sur les All\u00e9es, la naissance du club de rugby local, l\u2019\u00e9lection de Charles Ourgaut \u00e0 la mairie en 1911, sont autant d\u2019\u00e9v\u00e9nements qui marquent la vie de la ville.<br \/>\nLa foule accourt applaudir l\u2019aviateur Demazel \u00e0 Calar, on danse valses et polkas aux accords de la Lyre villemurienne, c\u2019est la fin de \u00ab la Belle Epoque \u00bb comme on a pu l\u2019appeler \u00e0 post\u00e9riori. Du c\u00f4t\u00e9 des Balkans, la fi\u00e8vre monte, l\u2019Europe fourbit ses armes, le pire est \u00e0 venir\u2026<\/p>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">Villemur dans la Grande Guerre<\/span><\/h2>\n<p>Le 29 juillet 1914, le 14e r\u00e9giment d\u2019infanterie fait \u00e9tape \u00e0 Villemur. En man\u0153uvres \u00e0 Caylus, il rejoint \u00e0 marche forc\u00e9e son casernement de Toulouse Saint-Agne. Mauvais pr\u00e9sage ! Le 2 ao\u00fbt la guerre est d\u00e9clar\u00e9e, en quelques semaines, la ville se vide de ses hommes qui partent vers le front. D\u00e8s la fin ao\u00fbt les premi\u00e8res batailles de Lorraine et de Belgique font leurs premi\u00e8res victimes villemuriennes. La ville s\u2019organise, on re\u00e7oit bless\u00e9s et convalescents \u00e0 l\u2019hospice am\u00e9nag\u00e9 en h\u00f4pital b\u00e9n\u00e9vole. La mort en Champagne de Gaston Ourgaut le fils du maire bouleverse la ville. Bien d\u2019autres suivront\u2026Comme dans toutes les communes, les villemuriens vont vivre dans l\u2019angoisse et le deuil jusqu\u2019\u00e0 l\u2019armistice. Le 11 novembre 1919, on plante un tilleul sur la place d\u00e9sormais baptis\u00e9e square des Pupilles de la Nation, et supr\u00eame hommage toute la population se retrouve le 26 novembre 1922 pour l\u2019inauguration du monument aux morts, \u0153uvre du sculpteur local Gabriel Sentis. Plus de 600 villemuriens ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s pendant la dur\u00e9e du conflit, et 124 noms sont \u00e0 jamais grav\u00e9s dans le marbre du monument, dont 88 sont morts sur les champs de bataille.<br \/>\nAu sortir de la guerre, la ville est exsangue. Le recensement de la population de 1921 affiche 2 891 habitants : c\u2019est le chiffre le plus bas depuis le premier recensement de 1793 ! Ce n\u2019est qu\u2019en 1922 que la balance entre naissance et d\u00e9c\u00e8s redevient exc\u00e9dentaire.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">La crue du 3 mars 1930<\/span><\/h2>\n<p>Douze ans apr\u00e8s la fin de la guerre, un autre cataclysme va s\u2019abattre sur la ville. Apr\u00e8s un hiver pluvieux et des sols gorg\u00e9s d\u2019eau, un v\u00e9ritable d\u00e9luge s\u2019abat les premiers jours de mars sur la Montagne Noire et le bassin du Tarn. La conjonction des flots du Tarn et de son affluent l\u2019Ago\u00fbt, provoque une d\u00e9ferlante qui emporte tout sur son passage. \u00c0 Villemur o\u00f9 l\u2019alerte est donn\u00e9e le 2 mars au soir, on rel\u00e8vera le lendemain une \u00e9l\u00e9vation de 18 m\u00e8tres du niveau des eaux par rapport \u00e0 l\u2019\u00e9tiage. Le pont est emport\u00e9, des dizaines de maisons s\u2019\u00e9croulent, et malgr\u00e9 les actes h\u00e9ro\u00efques de bien des habitants, on d\u00e9plorera six victimes dans le quartier Saint-Jean. La campagne environnante est sous les eaux, le pr\u00e9judice est \u00e9norme chez tous les agriculteurs de la plaine. Les flots en furie s\u00e8meront d\u00e9sastre et victimes chez nos voisins tarn-et-garonnais en particulier \u00e0 Reyni\u00e8s, Montauban et Moissac.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #003366;\">La reconstruction<\/span><\/h2>\n<p>Devant l\u2019ampleur de ce d\u00e9sastre, la solidarit\u00e9 nationale va jouer un grand r\u00f4le, la t\u00e2che \u00e9tant immense. Les secours vont affluer de toute part, m\u00eame de l\u2019\u00e9tranger. Le 8 mars la ville re\u00e7oit la visite du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique Gaston Doumergue accompagn\u00e9 du Pr\u00e9sident du Conseil Andr\u00e9 Tardieu. Le maire Charles Ourgaut, va faire jouer ses r\u00e9seaux et solliciter son homologue et ami le tr\u00e8s influent Edouard Herriot, maire de Lyon, et comme lui, membre du parti radical. Dans les cinq ans qui suivent, la ville est un vaste chantier. R\u00e9tablir la salubrit\u00e9, reconstruire les quartiers d\u00e9truits, remettre en service un pont sur le Tarn sont les priorit\u00e9s. Mais Charles Ourgaut voit plus loin pour sa ville. Bient\u00f4t surgissent de terre une nouvelle mairie, des murs de sout\u00e8nement le long des berges du Tarn, et sur la rive gauche un jardin public et son kiosque, un parc des sports avec un stade v\u00e9lodrome, piscine et bains-douches, infrastructures qui vont faire des envieux dans le d\u00e9partement.<br \/>\nVillemur se rel\u00e8ve de ses ruines, toute tourn\u00e9e vers l\u2019avenir, dont ne profitera pas Charles Ourgaut qui d\u00e9c\u00e8de le 12 f\u00e9vrier 1936.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">9. LA P\u00c9RIODE DE GUERRE 1939-1945<\/span><\/h1>\n<p>En 1939, Villemur entre de nouveau dans les ann\u00e9es sombres, la mobilisation rappelle de mauvais souvenirs, certaines plaies ne sont pas encore cicatris\u00e9es. Le 16 mai 1940 les premiers r\u00e9fugi\u00e9s belges arrivent \u00e0 Villemur, ils seront environ 1200 \u00e0 \u00eatre h\u00e9berg\u00e9s dans notre ville secourus par un comit\u00e9 d\u2019entraide pilot\u00e9 par Andr\u00e9 Brusson dont les liens avec la Belgique sont \u00e9troits, poss\u00e9dant des parts dans la soci\u00e9t\u00e9 Francobel pr\u00e8s de Charleroi. Ces r\u00e9fugi\u00e9s belges repartiront pour la plupart par train sp\u00e9cial le 31 ao\u00fbt 1940. Trois mois plus tard, le 22 novembre arrivent des r\u00e9fugi\u00e9s lorrains, expuls\u00e9s de la Moselle annex\u00e9e par les nazis. La plupart resteront \u00e0 Villemur durant toute la guerre.<br \/>\nEn 1941 la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale d\u2019Equipements (S.G.E) bas\u00e9e \u00e0 Puteaux dans la banlieue parisienne, se replie \u00e0 Villemur. Cette soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9cide de s\u2019implanter dans le Sud-Ouest \u00e0 proximit\u00e9 des usines d\u2019aviation de Toulouse qui \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque le seul grand centre a\u00e9ronautique de la zone libre.<br \/>\nLes allemands envahissent \u00ab la zone libre \u00bb, arrivent \u00e0 Toulouse le 11 novembre 1942. \u00c0 Villemur ils r\u00e9quisitionnent les locaux n\u00e9cessaires \u00e0 leur installation. La situation va se tendre davantage entre avril et mai 1944 avec l\u2019arriv\u00e9e dans la r\u00e9gion de la division SS \u00ab Das Reich \u00bb, d\u2019autant que l\u2019on assiste \u00e0 une mont\u00e9e en puissance de l\u2019activit\u00e9 des maquis y compris dans le villemurois. Les deux groupes d\u2019artillerie SS qui stationnent dans la ville quittent Villemur avec le gros de la division au lendemain du d\u00e9barquement, laissant sur place quelques unit\u00e9s. Rafles et accrochages se multiplient jusqu\u2019au pire : l\u2019assassinat, le 28 juin de quatre civils au Born et de Paul Futter jeune juif cach\u00e9 parmi d\u2019autres par le p\u00e8re Auguste Arribat \u00e0 l\u2019\u00e9cole Saint-Pierre. Un mois plus tard, quatre maquisards sont tu\u00e9s \u00e0 Villemur, enfin arrive la sinistre journ\u00e9e du 20 ao\u00fbt. Ce jour-l\u00e0, un des derniers d\u00e9tachements de la division \u00ab Das Reich \u00bb quitte Toulouse, traverse Villaudric o\u00f9 elle massacre 19 civils. La colonne arrive \u00e0 Villemur, Victor Rey est abattu, sur les All\u00e9es Notre-Dame. Dans cette sinistre p\u00e9riode comment ne pas citer l\u2019\u00e9pisode ayant pour cadre la place de la mairie, o\u00f9 17 jeunes gens pris en otages par les allemands ne doivent la vie sauve qu\u2019\u00e0 l\u2019h\u00e9ro\u00efque courage du maire D\u00e9sir\u00e9 Barbe.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">10. DE LA S.G.E \u00e0 MOLEX<\/span><\/h1>\n<p>C\u2019est dans les b\u00e2timents de l\u2019ancienne scierie Sabatier que la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale d\u2019Equipements sous la direction de Pierre Compte s\u2019est implant\u00e9e en 1941, mais ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 partir de 1945 que l\u2019usine commence \u00e0 assurer des fabrications importantes. L\u2019usine SGE de Vire dans le Calvados qui a beaucoup souffert des combats de juin 1944, voit plusieurs de ses fabrications d\u00e9plac\u00e9es sur celle de Villemur ce qui va aider cette derni\u00e8re dans son expansion. Un centre d\u2019apprentissage est cr\u00e9\u00e9, permettant le recrutement des ouvriers professionnels et des agents techniques, ce centre fonctionnera jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960.<br \/>\nDans les ann\u00e9es 1950, le site de Villemur se sp\u00e9cialise dans la fabrication des \u00e9quipements \u00e9lectriques, canalisations pr\u00e9fabriqu\u00e9es pour l\u2019automobile et pour l\u2019aviation. L\u2019activit\u00e9 grandissante de la S.G.E l\u2019am\u00e8ne \u00e0 fusionner en 1959 avec une autre grande soci\u00e9t\u00e9 : la Pr\u00e9cision M\u00e9canique Labinal. Les clients s\u2019appellent Dassault, Matra, Sud-Aviation : c\u2019est \u00e0 Villemur que sont fabriqu\u00e9s entre autres les c\u00e2blages \u00e9lectriques des Mirage III ou de la Caravelle. L\u2019arriv\u00e9e d\u2019Airbus dans les ann\u00e9es 70 va accro\u00eetre cette activit\u00e9. L\u2019atelier de c\u00e2blage auto \u00e9quipe les Simca, Unic, Saviem\u2026les clients de l\u2019\u00e9lectro-m\u00e9nager s\u2019appellent Laden, Hoover, Bonnet\u2026La n\u00e9cessit\u00e9 de s\u2019\u00e9tendre conduit l\u2019entreprise \u00e0 ouvrir trois nouveaux sites : Labastide-St-Pierre, Cahors et Montauban.<br \/>\nEn 1973, d\u00e9bute la sous-traitance des cartes \u00e9lectroniques pour I.B.M qui la retire en 1992 provoquant pr\u00e8s de 200 licenciements. L\u2019activit\u00e9 connectique se poursuit avec le rachat de Cinch. Dans les ann\u00e9es 2000, Labinal est rachet\u00e9 par le groupe Snecma qui restructure, l\u2019activit\u00e9 automobile est c\u00e9d\u00e9e \u00e0 Val\u00e9o, la soci\u00e9t\u00e9 Connecteur Cinch reste dans le giron de Labinal.<br \/>\nEn 2004 la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine Molex rach\u00e8te la partie automobile de Connecteur Cinch \u00e0 Labinal, ce dernier continue de produire, depuis Villemur \u00e0 destination du secteur a\u00e9ronautique. Le 23 octobre 2008, \u00ab coup de th\u00e9\u00e2tre \u00bb, la direction de Molex annonce la d\u00e9cision de fermeture du Site de Villemur. Pr\u00e8s de 300 personnes sont licenci\u00e9es, une longue bataille juridique d\u00e9bute qui ne trouvera son \u00e9pilogue qu\u2019en 2016. La soci\u00e9t\u00e9 VMI reprend une partie des actifs de Molex et continue d\u2019exploiter l\u2019ancien site industriel.<br \/>\nEn 2012, une nouvelle usine de production de c\u00e2bles \u00e9lectriques Labinal est inaugur\u00e9e. Le groupe Safran investit 12 millions d\u2019euros dans le site de \u00ab Pechnauqui\u00e9 \u00bb, qui avec cette usine moderne, doit mieux r\u00e9pondre aux augmentations de cadence des avionneurs. Plus de 700 salari\u00e9s travaillent sur ce site.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">11. LES TRENTE GLORIEUSES<\/span><\/h1>\n<p>Apr\u00e8s la courte mandature d\u2019Eug\u00e8ne Boudy (1945-47), l\u2019\u00e9lection du 26 octobre 1947 voit l\u2019\u00e9mergence \u00e0 la t\u00eate de la municipalit\u00e9 de L\u00e9on Eeckhoutte, jeune maire de 36 ans, qui va marquer la ville de son empreinte pendant pr\u00e8s d\u2019un demi-si\u00e8cle. Le 2 ao\u00fbt 1950, D\u00e9sir\u00e9 Barbe, l\u2019ancien maire est fait chevalier de la L\u00e9gion d\u2019Honneur, r\u00e9compensant une vie enti\u00e8re pass\u00e9e au service de la ville, et un an plus tard, L\u00e9on Eeckhoutte est \u00e9lu conseiller g\u00e9n\u00e9ral de la Haute-Garonne, gravissant ainsi les premi\u00e8res marches de sa longue vie politique.<br \/>\nAlors que s\u2019ach\u00e8ve la guerre d\u2019Indochine (o\u00f9 deux soldats villemuriens sont tu\u00e9s), un autre conflit d\u00e9bute en Alg\u00e9rie ; de nombreux jeunes appel\u00e9s vont combattre \u00e0 leur tour hors de nos fronti\u00e8res. Cons\u00e9quence de cette guerre pour l&rsquo;usine Brusson, les fournisseurs semouliers d\u2019Afrique du Nord arr\u00eatent leurs exportations, conduisant l\u2019implantation en m\u00e9tropole de grosses unit\u00e9s de semoulerie pla\u00e7ant l\u2019entreprise devant des probl\u00e8mes difficiles \u00e0 r\u00e9soudre. Malgr\u00e9 cela le secteur industriel a le vent en poupe, tir\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale d\u2019Equipements, est en pleine expansion. L&rsquo;agriculture, par contre, est fortement impact\u00e9e par les rigueurs de l\u2019hiver 1956.<br \/>\nLes quinze ann\u00e9es \u00e0 venir vont \u00eatre marqu\u00e9es par de grandes r\u00e9alisations sur les deux rives du Tarn : la maison de retraite Saint-Jacques ouvre ses portes le 1er janvier 1958, le corps des Sapeurs-Pompiers s\u2019installe dans les nouveaux b\u00e2timents place de la Marine, un Cours Compl\u00e9mentaire flambant neuf ouvre sur les all\u00e9es Charles de Gaulle, et le 25 juin 1960 est inaugur\u00e9 le second pont enjambant le Tarn, baptis\u00e9 Eug\u00e8ne Boudy, en hommage \u00e0 l\u2019ancien maire qui avait propos\u00e9 sa construction dans l&rsquo;imm\u00e9diat apr\u00e8s-guerre.<br \/>\nCette nouvelle liaison entre les deux rives va acc\u00e9l\u00e9rer la construction d&rsquo;immeubles H.L.M et l&rsquo;am\u00e9nagement du lotissement communal \u00ab\u00a0La Cit\u00e9 Verte \u00bb, o\u00f9 59 villas vont bient\u00f4t sortir de terre, r\u00e9pondant ainsi \u00e0 la demande croissante de logement. En effet, la S.G.E rachet\u00e9e par Labinal, renforce sa position dans le p\u00f4le a\u00e9ronautique toulousain, augmente ses effectifs et Brusson Jeune se relance en modernisant ses ateliers de paquetage et de fabrication des p\u00e2tes.<br \/>\nLa fin de la Guerre d\u2019Alg\u00e9rie va avoir pour corollaire l\u2019arriv\u00e9e de nombreux rapatri\u00e9s. Villemur et la plaine du Tarn seront une terre d\u2019accueil pour ces \u00ab Pied-Noirs \u00bb qui vont s\u2019investir fortement dans la vie de la commune. Malgr\u00e9 les difficult\u00e9s d\u2019installation, artisans et commer\u00e7ants vont s\u2019installer en ville ou \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie tandis que les agriculteurs vont redonner vie \u00e0 la culture c\u00e9r\u00e9ali\u00e8re et surtout \u00e0 l\u2019arboriculture.<br \/>\nRevers de la m\u00e9daille de cette guerre atroce, les jeunes villemuriens vont payer un lourd tribut : 7 jeunes du contingent laisseront leur vie en Alg\u00e9rie.<br \/>\nDans la d\u00e9cennie suivante, au plan de l\u2019enseignement et de la jeunesse, l\u2019\u00e9cole primaire Michelet ouvre rive gauche absorbant les \u00e9l\u00e8ves de Magnanac dont l\u2019\u00e9cole a ferm\u00e9, le C.E.G se transforme en C.E.S, \u00ab Le Petit Prince \u00bb institut de r\u00e9\u00e9ducation pour les enfants ouvre ses portes sur les all\u00e9es Charles De Gaulle, la M.J.C s\u2019installe \u00e0 l\u2019ancien hospice.<br \/>\nDans le domaine sportif, L&rsquo;U.S Villemur, apr\u00e8s son titre au niveau national en 1959 (3e s\u00e9rie) est de nouveau Champion de France de rugby en 1966 (2e s\u00e9rie)<\/p>\n<p>La municipalit\u00e9 d\u00e9cide de racheter le vieux moulin (actuelle Tour de D\u00e9fense) et le parc des \u00e9tablissements Brusson, les Greniers du Roy sont restaur\u00e9s, une association pour le d\u00e9veloppement du tourisme en villemurois est cr\u00e9\u00e9e : 18 kilom\u00e8tres de sentiers de randonn\u00e9e viennent compl\u00e9ter l\u2019effort pour le d\u00e9veloppement touristique.<br \/>\nAlors que les premiers feux tricolores sont install\u00e9s au carrefour Saint-Pierre en 1981, la rive gauche qui a d\u00e9j\u00e0 vu s\u2019installer la nouvelle gendarmerie va bient\u00f4t voir \u00e9clore le foyer logement des Magnolias dans le parc Brusson, le nouveau coll\u00e8ge Albert Camus, le lotissement du Parc de Calar, un centre commercial et le lancement de la zone d\u2019activit\u00e9s de Pechnauqui\u00e9.<\/p>\n<h1><span style=\"color: #ff6600;\">12. LE VILLEMUR CONTEMPORAIN<\/span><\/h1>\n<p>Les derni\u00e8res d\u00e9cennies sont marqu\u00e9es par le d\u00e9clin de l\u2019activit\u00e9 industrielle qui va toucher les deux plus gros pourvoyeurs d\u2019emplois du villemurois.<br \/>\nEn premier lieu les difficult\u00e9s \u00e9conomiques de Brusson Jeune apparaissent d\u00e8s les ann\u00e9es 60, et vont s\u2019accentuer sans tr\u00eave par la suite. De plans sociaux en arr\u00eats de production la chute est inexorable jusqu\u2019au dernier d\u00e9p\u00f4t de bilan en 2006. Le dernier \u00e9pisode se soldera par l\u2019arr\u00eat de la fabrication des cheveux d\u2019ange \u00e0 Villemur en 2014.<br \/>\nLa r\u00e9organisation de Labinal et surtout la triste affaire Molex vont ensuite assombrir le climat social. Malgr\u00e9 tout, la nouvelle usine Safran et ses 500 employ\u00e9s \u00e0 Pechnauqui\u00e9 et VM-Industries ont repris le flambeau p\u00e9rennisant \u00e0 Villemur les industries li\u00e9es \u00e0 l\u2019automobile et l\u2019a\u00e9ronautique.<br \/>\nLes municipalit\u00e9s qui se sont succ\u00e9d\u00e9es jusqu\u2019\u00e0 aujourd\u2019hui essayent de r\u00e9soudre les divers probl\u00e8mes de notre soci\u00e9t\u00e9, \u00e0 savoir la sauvegarde de l\u2019emploi, la s\u00e9curit\u00e9, l\u2019\u00e9ducation, le vieillissement de la population, tout en respectant les r\u00e9glementations gouvernementales draconiennes en ce qui concerne les risques li\u00e9s aux inondations. (PPRI)<br \/>\nCes derni\u00e8res contraintes ont des cons\u00e9quences en particulier sur le devenir des friches industrielles Brusson, dont la sauvegarde et la valorisation semble prendre, depuis peu, un tour favorable.<br \/>\nLe d\u00e9veloppement de la vie associative, la sauvegarde du centre historique, la vie du petit commerce, sont d\u2019autres dossiers d\u2019importance.<br \/>\nDans un proche avenir, des d\u00e9cisions devront \u00eatre prises sur le devenir de la navigabilit\u00e9 du Tarn qui ferait renouer Villemur avec son pass\u00e9, mais serait aussi une mesure d\u2019importance pour l\u2019essor du tourisme local.<br \/>\nEnfin Villemur avec ses 6.000 habitants doit se battre quotidiennement pour garder son rang de chef-lieu de canton et poursuivre son d\u00e9veloppement dans les nouveaux espaces &#8211; r\u00e9gions, intercommunalit\u00e9s &#8211; cr\u00e9\u00e9s r\u00e9cemment par l\u2019am\u00e9nagement du territoire.<\/p>\n<hr>\n<p>Retrouvez l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de l\u2019histoire de Villemur et d\u2019autres rubriques sur le site internet des Amis du Villemur Historique : <a href=\"http:\/\/villemur-historique.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">villemur-historique.fr<\/a><br \/>\nN\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 nous contacter pour tout renseignement sur l\u2019histoire de la ville.[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row][vc_column css=\u00a0\u00bb.vc_custom_1545146040231{margin-top: -80px !important;}\u00a0\u00bb][vc_column_text]La municipalit\u00e9 remercie l\u2019association \u00ab Les Amis du Villemur Historique \u00bb pour la r\u00e9daction de cette rubrique. VILLEMUR, VILLE D\u2019HISTOIRE 1. VILLEMUR AVANT VILLEMUR Epoque du pal\u00e9olithique \u00c0 l\u2019\u00e9poque du pal\u00e9olithique, voici plus de 500 000 ans, les premiers humains qui ont foul\u00e9 le sol du Villemurois \u00e9taient nomades. 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VILLEMUR, VILLE D\u2019HISTOIRE 1. VILLEMUR AVANT VILLEMUR Epoque du pal\u00e9olithique \u00c0 l\u2019\u00e9poque du pal\u00e9olithique, voici plus de 500 000 ans, les premiers humains qui ont foul\u00e9 le sol du Villemurois \u00e9taient nomades. 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VILLEMUR, VILLE D\u2019HISTOIRE 1. VILLEMUR AVANT VILLEMUR Epoque du pal\u00e9olithique \u00c0 l\u2019\u00e9poque du pal\u00e9olithique, voici plus de 500 000 ans, les premiers humains qui ont foul\u00e9 le sol du Villemurois \u00e9taient nomades. 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